Trouver la perle rare est une chose, en trouver 26 en est une autre: une Libanaise a eu la surprise de sa vie en découvrant 26 graines nacrées dans une...
Une bataille se profile à l'horizon entre le Liban et Israël - deux pays techniquement en guerre - sur le houmous, le taboulé et d'autres plats dont les Libanais revendiquent...
During one year, the Lebanese winners compete in two of the five
During one year, the Lebanese winners compete in two of the five
Il se trouvera, à bien chercher, quelqu'un qui se gaussera de l'aller-retour, hier, de Dominique de Villepin et Philippe Douste-Blazy à Beyrouth. Le temps de serrer quelques mains, prononcer deux phrases et être de retour à Paris avant les douze coups de minuit. Il aura tord. Foncièrement tord, même s'il pense que la France n'a aucune chance de contraindre le Hezbollah, l'affidé de l'Iran belliciste, ni à convaincre Israël, l'indéfectible allié des Etats-Unis qui comptent garder les coudées franches au Proche-Orient. Quand j'appelle ma mère à Beyrouth, depuis une semaine, la première chose qu'elle me demande est de savoir «que pense la France? Que va faire la France?» Maman, dans la capitale sacrifiée du Liban, est assourdie par le bruit du canon qui tonne pour prêter attention aux calculs politiques ou aux nuances diplomatiques. Elle va bien, ne manque de rien, et tant que la France se préoccupe du sort du Liban, elle garde espoir. Rien que pour cela, merci monsieur le Premier ministre, merci la France. La grandeur d'un pays jaillit dans le cœur de ceux qui l'aiment.
La formule consacrée «ni vainqueur, ni vaincue» a toujours prévalu pour les sorties de crise au Proche-Orient, Anouar Saddate n’a signé la paix avec Israël que lorsqu’il a lavé la honte de la débâcle arabe en 1967 par une victoire symbolique sur Israël en 1973. Mais l’équation est inapplicable au Liban car au jusqu’auboutisme du Hezbollah répond la nécessité pour Ehud Olmert d’obtenir un résultat tangible dans cette guerre, au risque de se décrédibiliser aux yeux de son opinion publique. C’est la quadrature du cercle, la descente aux enfers pour les innocents civils et la destruction aveugle d’un pays. Aussi flou que cela puisse paraître, la sortie de cette spirale destructrice pourrait naître d’une initiative arabe, saoudienne plus précisément. Seul le Royaume des Saouds peut, en effet, offrir une solution qui sauverait la face au Hezbollah, parangon autoproclamé de la cause arabe, tout en présentant des garanties à Israël. D’autant que les Libanais eux-mêmes, en tout cas leur majorité silencieuse a été confortée par les propos de Saad Hariri, hier, fustigeant l’irresponsabilité du Hezbollah qui a mis le Liban à feu et à sang en croisant le fer avec Israël. Le jeune leader libanais, successeur de son père assassiné Rafic Hariri et allié des Saoudiens, a souligné qu’aucun porte-voix, dans le monde arabe, des slogans nationalistes creux ne s’est aventuré sur la voie du «sacrifice» au détriment des intérêts de son pays ou de la vie de ses citoyens, désignant clairement la Syrie qui applaudit la guerre au Liban mais veille au calme absolu sur sa propre frontière avec Israël. Le Liban et les Libanais ont le droit de faire pareil, ont le droit de ne pas mourir.
La formule consacrée «ni vainqueur, ni vaincue» a toujours prévalu pour les sorties de crise au Proche-Orient, Anouar Saddate n’a signé la paix avec Israël que lorsqu’il a lavé la honte de la débâcle arabe en 1967 par une victoire symbolique sur Israël en 1973. Mais l’équation est inapplicable au Liban car au jusqu’auboutisme du Hezbollah répond la nécessité pour Ehud Olmert d’obtenir un résultat tangible dans cette guerre, au risque de se décrédibiliser aux yeux de son opinion publique. C’est la quadrature du cercle, la descente aux enfers pour les innocents civils et la destruction aveugle d’un pays. Aussi flou que cela puisse paraître, la sortie de cette spirale destructrice pourrait naître d’une initiative arabe, saoudienne plus précisément. Seul le Royaume des Saouds peut, en effet, offrir une solution qui sauverait la face au Hezbollah, parangon autoproclamé de la cause arabe, tout en présentant des garanties à Israël. D’autant que les Libanais eux-mêmes, en tout cas leur majorité silencieuse a été confortée par les propos de Saad Hariri, hier, fustigeant l’irresponsabilité du Hezbollah qui a mis le Liban à feu et à sang en croisant le fer avec Israël. Le jeune leader libanais, successeur de son père assassiné Rafic Hariri et allié des Saoudiens, a souligné qu’aucun porte-voix, dans le monde arabe, des slogans nationalistes creux ne s’est aventuré sur la voie du «sacrifice» au détriment des intérêts de son pays ou de la vie de ses citoyens, désignant clairement la Syrie qui applaudit la guerre au Liban mais veille au calme absolu sur sa propre frontière avec Israël. Le Liban et les Libanais ont le droit de faire pareil, ont le droit de ne pas mourir.
L'armée israélienne qui déverse des tonnes d'explosifs sur le Liban dans sa tentative de mettre au pas le Hezbollah n'a pas fait sienne les nouvelles analyses des militaires américains, instruits par leur mésaventure dans le bourbier irakien. Elles sont consignées dans un manuel qui fait débat actuellement aux Etats-Unis, cosigné par le général David Petraeus, ancien commandant de la 101e division aéroportés dont il avait dirigé l'offensive contre Bagdad en 2003, et Conrad Crane, un historien militaire. Les auteurs prennent à rebrousse-poil les stratèges des nouvelles guerres, celles du fort au faible, estimant qu'«une opération qui tue cinq insurgés est contre-productive si les dommages collatéraux conduisent au recrutement de cinquante autres» ou encore qu'«une bavure peut effacer 100 succès». Au Liban, et au neuvième jour de l'offensive israélienne, le Hezbollah reconnaît la mort de 7 de ses combattants alors que le bilan des victimes civiles s'élève à plus de 300 tués, 4000 blessés et près d'un demi million de personnes déplacées, soit 1/8e de la population. De plus, l'armée israélienne détruit délibérément toutes les infrastructures vitales du pays; routes, ponts, centrales électriques ou réseau de distribution d'eau. Sa doctrine affichée consite à dire: le Liban tout entier et les Libanais doivent payer pour le Hezbollah, c'est le seul moyen, selon ses généraux, de ramener vivants les deux soldats enlevés et rétablir la sécurité d'Israël sur sa frontière nord. Qu'en pense le général Petraeus?
Time is money disent les Américains et Condoleezza Rice n’aime pas le gaspiller. La secrétaire d’Etat américaine n’arrivera dans la région du Moyen-Orient que dimanche, douze jours après le début de la guerre menée au Liban par l’armée israélienne. Méticuleuse d’abord, elle a expliqué hier soir qu’elle n’est pas du genre à se «rendre quelque part pour tenter d’y obtenir un cessez-le-feu dont (elle) sait qu’il ne durera pas». Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait plutôt? Elle avoue avoir y penser, «prendre un avion et se lancer dans des navettes » entre les capitales de la région, mais «personne n’aurait compris le pourquoi de ces va-et-vient». Avant l’heure, ce n’est pas l’heure, veut nous convaincre Madame Rice. Oserons-nous lui suggérer que....
Liban , l'inconnue syrienne Tout le monde s’accorde à dire que la solution au drame qui se déroule actuellement au Liban passe par Damas. Condoleezza Rice qui arrive dans la région ne le sait que très bien. La secrétaire d’état américaine a même reconnu, à demi-mot, que les canaux diplomatiques n’ont jamais été coupés avec la Syrie malgré les admonestations de George Bush. En réalité, le régime baasiste, co-parrain avec les mollahs iraniens du Hezbollah libanais, tire sa force aujourd’hui de sa faiblesse. Contrairement à l’Iran riche et belliqueux, influent en Irak et provocateur - pour ne pas dire, dangereux - sur le dossier nucléaire, la Syrie est défaillante à tous les niveaux; le survol, récemment, du palais de Bachar al Assad par un avion israélien démontre son incapacité à réagir, même par un tir de semonce de sa DCA, au viol de son espace aérien. Sa sortie, contrainte et forcée, du Liban et sa mise aux bans des nations après l’assassinat de Rafic Hariri ont achevé d’abattre sa superbe longtemps stimulée par les manœuvres du très rusé feu Hafez al Assad, père de l’actuel président. Les temps ont changé mais personne n’osera donner le coup de grâce à un régime honni, à commencer par George Bush. L’Amérique ne prendra pas, en effet, le risque de reproduire l’échec irakien dans un pays gouverné par le Baas, frère jumeau du parti de Saddam Hussein, et composé d’une mosaïque ethnique et religieuse semblable à celle qui s’entredéchire à Bagdad. Bachar al Assad attend de pied ferme qu’on toque à sa porte, qu'on vienne lui demander d'endiguer le Hezbollah. Reste à savoir le prix qu’il réclamera pour atténuer les effets de ce qu’il sait faire de mieux: déstabiliser le Liban par velléités hégémoniques mais aussi pour peser encore, malgré sa faiblesse, sur l’échiquier international.
Liban, Israel et le Hezbollah, le Defi de Condoleezza Rice Dès les années Kissinger et par la suite, les secrétaires d’état américains sont jugés à l’aune de leur bilan sur la gestion du conflit israélo-arabe. De Zbigniew Brzezinski à Madeleine Albright en passant par James Baker, tous ont tenté de laisser leur marque, essayé d’entrer dans l’histoire comme celui ou celle qui aurait instauré la paix sur ce tout petit bout de terre qui agite, depuis les temps immémoriaux des prophètes, la terre entière. C’est Condoleezza Rice qui s’y est attelé cette semaine, non sans panache, puisqu’elle a entamé, hier, sa «navette» au Proche-Orient à Beyrouth dont les quartiers sud, tenus par la milice du Hezbollah, ont été littéralement rasés par l’aviation israélienne. La plus célèbre des «navettes» reste pour l’heure celle de Henri Kissinger après la guerre israélo-arabe de 1973 qui lui permit d’instaurer un cessez-le-feu entre les belligérants et de lancer les bases d’une négociation qui mena aux accords de Camp David entre Egyptiens et Israéliens. Condi réussira-t-elle un tel exploit? Pas si sûr, car, à l’époque, le président Sadate avait voulu une guerre pour effacer le souvenir d’une cuisante défaite et entamer le chemin de la paix d’égal à égal avec Israël. Aujourd’hui, quand l’Iran ou la Syrie activent le pion Hezbollah sur l’échiquier, ils sont loin des visées stratégiques d’Anouar Sadate et plutôt préoccupés à desserrer la pression sur leurs propres affaires internes. Quelqu’un évoque-t-il encore le dossier nucléaire iranien? Et la Syrie, passage obligé pour une solution à la crise actuelle, est-elle aussi infréquentable qu’elle ne le fut après l’assassinat du premier ministre libanais Rafic Hariri ? L’un et l’autre, Damas et Téhéran, ne veulent pas la paix mais la tranquillité de leurs régimes, le premier pour perdurer malgré son incurie, le second pour fabriquer sa bombe H. C’est un Défi, avec un grand D, qui attend Madame Rice.
Liban , la réunion de Rome La conférence internationale sur le Liban s'ouvre aujourd'hui à Rome. Elle réunit les chefs de la diplomatie de quinze pays, dont l'Américaine Condoleezza Rice, le président la Banque mondiale, le secrétaire général de l'ONU et les responsables des relations extérieures de l'Union européenne. Son principal objectif est de mettre fin au déchaînement de la violence en recherchant, en premier lieu, la mise en place d’un cessez-le-feu, puis les moyens de désarmer le Hezbollah et enfin la création d’une force internationale d'interposition souhaitée par la France. De cette crise, estime la secrétaire d’état américaine, pourrait émerger un nouveau Moyen-Orient, celui encore rêvé par George Bush malgré l’échec de sa tentative d’exporter son ''modèle'' en Irak. Pauvre Liban, on a détruit un pays pour ''remodeler'' son environnement. Pourvu qu’ils se mettent d’accord maintenant pour lui éviter le coup de grâce, il pourra encore se relever. Lire également sur le même sujet Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur
Liban , la réunion de Rome La conférence internationale sur le Liban s'ouvre aujourd'hui à Rome. Elle réunit les chefs de la diplomatie de quinze pays, dont l'Américaine Condoleezza Rice, le président la Banque mondiale, le secrétaire général de l'ONU et les responsables des relations extérieures de l'Union européenne. Son principal objectif est de mettre fin au déchaînement de la violence en recherchant, en premier lieu, la mise en place d’un cessez-le-feu, puis les moyens de désarmer le Hezbollah et enfin la création d’une force internationale d'interposition souhaitée par la France. De cette crise, estime la secrétaire d’état américaine, pourrait émerger un nouveau Moyen-Orient, celui encore rêvé par George Bush malgré l’échec de sa tentative d’exporter son ''modèle'' en Irak. Pauvre Liban, on a détruit un pays pour ''remodeler'' son environnement. Pourvu qu’ils se mettent d’accord maintenant pour lui éviter le coup de grâce, il pourra encore se relever. Lire également sur le même sujet Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE
CNN s’est arrêté ce matin sur une récente photo de Condoleezza Rice prise, cette semaine, à au sommet de Rome et qui a fait la une de plusieurs journaux aux Etats-Unis, dont le New York Times. Cliché abondement commenté car, à première vue, la fatigue, le découragement ou la frustration que les commentateurs ont cru déceler sur le visage de la femme la plus influente du monde, représentante du pays le plus puissant de la planète, reflètent la complexité du problème qu’elle est censé résoudre. Ramener le calme à la frontière israélo-libanaise. Mettez-vous à sa place, comment réussir à convaincre Israël d’une part et le Hezbollah de l’autre de remiser leurs armes quand votre propre chef joue au pousse-au-crime? Georges Bush ne fait qu’encourager Israël à poursuivre son offensive militaire, sans se soucier des conséquences. En bon cow-boy abrupt et fidèle propagateur de l’idéologie des faucons néo-conservateurs, il ne mesure pas le danger que ses incitations guerrières font courir à toute la région déjà déstabilisée par le terrible déchaînement de violence qu’il n’a pas réussi à juguler en Irak. Détail insignifiant, mais il me passe par l’esprit ; Condoleezza Rice, à ses heures perdues, joue au piano. Elle est au service d’un homme qui ne se plait autant que quand il sillonne son ranch texan au volant de son 4x4. Leurs tête-à-tête doivent être édifiants, comme leur tentative conjointe de ramener la paix au Proche-Orient. Lire également sur le même sujet Liban , il n’existe pas de solution militaire Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE
Douleur indicible, incompréhension, espoir. L’ampleur de la tragédie de Cana a envahi les cœurs et les esprits. En fin de journée, il fallait rester encore et encore devant l’écran de télévision ou aller chercher ailleurs un sens, une explication, des mots pour parler de la terrible hécatombe qui n’a épargné ni femmes ni enfants. Le cri de détresse est dans les vers de Nadia Tuéni, la poète libanaise (1935-1983), Ils sont morts à plusieurs c’est-à-dire chacun seul sur une même potence… Ils sont morts pour rien, sûrement, si on....
A l’heure de l’extrêmement belliqueuse Fox-News et la très complaisante Al-Jazira, la guerre du Liban est, dès son premier jour, une guerre de perception dont la finalité reste pour Israël comme pour le Hezbollah d’être à même de proclamer la victoire finale. Chacun des protagonistes veut persuader l’opinion, locale et internationale, qui l’a définitivement emporté sur son adversaire. Le raid hier à Baalbeck, très loin de la frontière israélo-libanaise, peut se lire sous cet angle ; Israël a voulu prouver (montrer à l’écran) qu’il peut mener des opérations commandos dans la profondeur géographique et non seulement sur la ligne de front. Il en va de son image d’invincibilité, de son choix systématisé pour des ripostes disproportionnées ou encore de sa revendication de pouvoir atteindre des cibles lointaines; trois postulas qui fondent le triptyque sur lequel repose sa doctrine de «dissuasion». Mais de la thèse à son application, il y a aujourd’hui le fossé de l’arbitrage des opinions. Pour proclamer la victoire au terme de cette guerre, Ehud Olmert doit présenter aux Israéliens des réalisations concrètes et lisibles qui sont loin d’être atteintes. Pour le Hezbollah, porté aux nues par la rue arabe pour avoir farouchement tenu tête quand les armées régulières arabes avaient été balayées dans leurs guerres contre Israël en 67 et 73, il lui suffit d’exister, de se (montrer à l’écran), pour pouvoir prétendre, en fin de parcours, avoir gagné. Ce sont les victimes innocentes qui payent le prix fort de ce bras de fer doublement inégal: dans un sens, sur le plan militaire, et dans l’autre, à l’aune du jugement des opinions publiques, en Israël et dans le monde arabe. Tant que les deux ennemis courent après la victoire et rien que la victoire les civils seront les éternels Barbara de Jacques Prévert... «Oh Barbara, quelle connerie la guerre. Qu'es-tu devenue maintenant sous cette pluie de fer de feu d'acier de sang. Et celui qui te serrait dans ses bras, amoureusement, est-il mort disparu ou bien encore vivant»… Lire également sur le même sujet Liban , la France refuse les solutions casse-cous Liban , l'embardée de Philippe Douste-Blazy Liban , Georges Bush coupable car irresponsable Liban , CANA l'horreur innomable Liban , Condoleezza Rice, une femme sous pression Liban , il n’existe pas de solution militaire Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE
La divergence entre Français et Américains sur les moyens de mettre fin au déchaînement de la violence en Liban rappelle à plusieurs égards leur opposition, il y a trois ans, sur la guerre en Irak. Aux solutions unilatérales imposées par les Etats-Unis, la France plaidait déjà en faveur du multilatéralisme et de la légalité internationale incarnés par l’ONU. Ce vendredi, les choses achoppent encore sur la question du cessez-le-feu immédiat et de l’envoi d’une force internationale au sud du Liban que Paris conditionne par un accord politique "incontournable", selon le terme de Jacques Chirac, avant le débarquement du moindre soldat dans le brasier libanais. Or, les USA et leur représentant intraitable aux Nations Unies, John Bolton, préfèreraient sauter cette case ''incontournable'' pour ne pas donner l’impression de céder au Hezbollah en négociant, directement ou indirectement, les conditions dans lesquelles le mouvement chiite souscrirait à l’arrivée de soldats occidentaux au Liban. C’est ainsi, pour qui connaît le Liban, rien ne se passe ou perdure à l'ombre des Cèdres sans le consensus intercommunautaire, Hezbollah inclus. Pour mémoire, la communauté chiite est la plus importante du pays; elle représente plus 35% de la population. Les Américains sont assez grands pour qu’on leur prodigue des conseils, mais aujourd’hui plus que jamais ils seraient bien avisés de se ranger à l’avis de la France. Il en va de leur intérêt et du nôtre; le sentiment anti-américain qui souffle sur le monde arabe depuis trois semaines n’est pas de nature à rassurer quiconque, ni Américains ni Occidentaux et sûrement pas les régimes arabes dits «modérés». Monsieur Bolton, ne répétez pas votre erreur en Irak, le monde est assis sur une poudrière. Lire également sur le même sujet Liban , la victoire à n’importe quel prix Liban , la France refuse les solutions casse-cous Liban , l'embardée de Philippe Douste-Blazy Liban , Georges Bush coupable car irresponsable Liban , CANA l'horreur innomable Liban , Condoleezza Rice, une femme sous pression Liban , il n’existe pas de solution militaire Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE à 12:49
Rice laisse des traces sanglantes au Liban
Vu sur USATODAY.com
Romandie.com et afp
L'armée libanaise a commencé tôt ce jeudi matin son déploiement au sud de la rivière Litani conformément au plan des Nations Unies destiné à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah. Cette étape fait suite aux pressions diplomatiques de la France pour obtenir des garanties avant l’envoi de soldats français sur place. «Il y a un préalable essentiel, c'est le déploiement effectif de l'armée libanaise au Sud-Liban», a insisté Philippe Douste-Blazy, hier, à Beyrouth. Et ce déploiement «nécessite qu'au moins au Sud du Litani seule l'armée libanaise soit dépositaire des armes», a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Or cette condition est nécessaire mais pas suffisante car le gouvernement libanais est parvenu à une décision interne des plus flous et des plus dangereuses. Sommé par la communauté internationale de procéder au désarmement du Hezbollah, les autorités légales du pays n’ont pu obtenir de la milice chiite que la promesse de rendre «invisible» (sic) sa présence armée au Sud du Litani et de ne pas conduire de nouvelles opérations militaires à partir de cette zone bientôt quadrillée par l’armée libanaise laquelle sera donc épaulée par les troupes des Nations Unies lorsque celles-ci seront constituées autour d'une ossature française. Concrètement, à bien décortiquer le consensus interlibanais, les miliciens du Hezbollah ne porteront ni treillis ni kalachnikov en bandoulière et terreront leurs stocks d'armes dans des cachettes inaccessibles. A la moindre friction, l'«invisible» risque de devenir promptement ostensible. La plus petite étincelle peut allumer la mèche d'une poudrière sur laquelle seront assis les soldats français. Il faut le savoir sans pour autant refuser d'y aller. La paix se fait par petits pas et à travers des chemins souvent obliques. 2006 © - Noel BASILE
Liban , le dernier quart d'heure C'est dans vingt-quatre heures exactement que l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah entrera en vigueur. Demain, lundi à 7h du matin, heure de Paris. Il est fort probable que cet intervalle sera utilisé, de part et d'autre, pour donner libre court aux pilotes des avions de combat et aux lanceurs des roquettes katioucha. Chaque partie de ce conflit qui a duré un peu plus d’un mois voudra grignoter un petit avantage avant de mettre au repos ses guerriers ; ultime déchaînement des canons qui ne changera rien, dans les faits, mais passage obligé à la fin d'une guerre, le triste et cruel « dernier quart d’heure ». Israël voudra consolider des positions, le Hezbollah prouver qu’il a tenu tête jusqu’au bout. Qui est le vainqueur ? L’armée israélienne n'a pas atteint les objectifs qu'elle avait fait miroiter à sa hiérarchie politique, le Hezbollah n’a pas perdu car il se maintient toujours, l’arme au pied et des missiles dissimulés comme au premier jour. Bilan : des milliers de morts et de blessés, un million de déplacés, un pays et des économies en ruines. Le « dernier quart d’heure » ou la fatuité des combattants lorsque le sort de la guerre est déjà décidé.
Maintenant que les doigts pointent de plus en plus en direction de Téhéran soupçonné -excusez l’euphémisme- d’avoir fourni la logistique militaire au Hezbollah, le régime iranien, soulagé de s’être fait oublier sur son dossier nucléaire à la faveur de la guerre au Liban, nie farouchement être le pourvoyeur de roquettes au mouvement chiite libanais (1). En revanche les discours de surenchère et les déclarations de soutien au Hezbollah battent leur plein à Téhéran (2), comme les collectes de fonds pour lui venir en aide; attitude qui participe à l’enfièvrement des masses dans les rues du Caire ou d’Amman qui, jadis acquises au dictateur Saddam Hussein lorsqu’il mena sa guerre de huit ans contre l’Iran au nom de la protection du monde arabe, vibrent à l’unisson de la rhétorique khomeyniste. Ne dit on pas en Orient «l’ennemi de mon ennemi est mon ami»? Passons. Le plus insupportable dans la situation est judicieusement résumé par Walid Joumblatt, le chef de la communauté druze du Liban, lorsqu’il fustige le double jeu de la Syrie auquel l’Iran peut être associé sans risque de se tromper. Ces deux alliés stratégiques de la région sont prêts, pour reprendre l’expression de Joumblatt dans Le Monde daté d’hier, à faire la guerre à Israël «jusqu’à la dernière goûte de sang de Libanais». L’Iran, dont le président Ahmedinedjab appelle avec la régularité d’un métronome à la disparition d’Israël, nie avoir fourni les armes au Hezbollah. L’Iran n’est surtout pas disposé à voir une seule de ses maisons -ou de ses usines d’enrichissement d’uranium- détruite dans une possible opération de représailles pour son rôle de marionnettiste au Liban. «Mort à Israël» crient les Mollahs tant que ce sont les villages libanais qui sont rasés de la carte. Situation désespérante. Il faut un cessez-le-feu immédiat pour arrêter la guerre au Liban et épargner les civils innocents. (1) "Nous n'avons pas déployé de forces" au Liban, a déclaré Hamid Reza Asefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. "Nous n'envoyons pas d'armes à la résistance. Nous ne les soutenons pas militairement" (AP) (2) Le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé mardi «toute la communauté islamique à défendre le Hezbollah» libanais dans son conflit contre Israël, selon la télévision d'État. (AFP) -------------------------------------------------------------------------------- Lire également sur le même sujet Liban , les larmes de Fouad Siniora Liban , texte de résolution de l'ONU. Pourquoi les discussions achoppent ? Liban , si enfin les Etats-Unis écoutaient enfin la France Liban , la victoire à n’importe quel prix Liban , la France refuse les solutions casse-cous Liban , l'embardée de Philippe Douste-Blazy Liban , Georges Bush coupable car irresponsable Liban , CANA l'horreur innomable Liban , Condoleezza Rice, une femme sous pression Liban , il n’existe pas de solution militaire Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE
Liban , les larmes de Fouad Siniora Au Proche-Orient, les chefs politiques menacent, tonnent, invectivent, fanfaronnent, crient, fulminent, que sais-je encore, font tout, sans relâche, pour préserver une posture de conquistador propre à rassurer leur peuples et, pensent-ils, intimider leurs ennemis. Mais ils ne pleurent pas, jamais. Ni en Israël, ni dans les pays arabes Yasser Arafat, encerclé dans Beyrouth –soumise déjà à un terrible bombardement israélien- battu puis chassé du Liban en 82 par Ariel Sharon affichait encore un large sourire et arborait le V de la victoire sur le bateau qui l’emmenait vers son long exil à Tunis. Vaincu, pourtant bravache. Le Premier ministre libanais Fouad Siniora, lui, a éclaté en sanglots lors de la réunion, ce lundi, des ministres des affaires étrangères à Beyrouth leur demandant l'aide pour sauver son pays. Il n’a pas pu retenir ses larmes en évoquant le millier de morts, dont un tiers d'enfants de moins de 12 ans, les centaines de blessés et le million de déplacés que le Liban dénombre après un mois de guerre. Ce moment de dénuement n’est pas à mettre en parallèle avec l’attitude du feu président Arafat. Elle ridiculiserait injustement Fouad Siniora et à tort si l’on se penche sur le bilan que l’homme au keffieh léga au peuple palestinien après des années de gasconnades. Rien, ou presque. Non, s’il faut leur donner une signification à ce qu’on a vu sur les écrans de télévision, les larmes de Siniora témoigneraient plutôt de la «force du faible», celle qui permit à Gandhi de tenir tête au puissant empire britannique. Le Mahatma a su interpeller l’opinion, l’émouvoir par son extrême faiblesse et, en dernier lieu, l’a emporté parce qu’il a convaincu son adversaire d’abandonner la voie de la violence, d’admettre son erreur et de baisser les armes. C’est tout le mal qu’on souhaite à Fouad Siniora pour que ses larmes ne soient pas mises sur le compte de la sensibilité dans une région où seules la force et la brutalité dictent la loi. Lire également sur le même sujet Liban , texte de résolution de l'ONU. Pourquoi les discussions achoppent ? Liban , si enfin les Etats-Unis écoutaient enfin la France Liban , la victoire à n’importe quel prix Liban , la France refuse les solutions casse-cous Liban , l'embardée de Philippe Douste-Blazy Liban , Georges Bush coupable car irresponsable Liban , CANA l'horreur innomable Liban , Condoleezza Rice, une femme sous pression Liban , il n’existe pas de solution militaire Liban , la réunion de Rome Liban , le défi de Condoleezza Rice Liban , l'inconnue syrienne Liban , un dessin vaut mieux qu'un long discours Liban , le timing de Condoleezza Rice Liban , l'armée israélienne, le Hezbollah et le drame des civils Liban , quelle sortie de la guerre? Liban , le soutien de la France Liban , petit état, grand malheur Posté par Noel BASILE

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